Alex-Mot-à-Mots

https://alexmotamots.fr/

Alex L., lectrice compulsive, presque anonyme.
Ayant une préférence pour les bons polars, mais aimant aussi les autres genres (sauf la SF, pitié....)

Conseillé par
23 janvier 2023

résilience

En cherchant Fleur de boue sur mon moteur de recherche, j’ai trouvé : lotus, et j’ai trouvé cette idée magnifique.

La Mudwoman dont il est question dans ce roman a été retrouvée dans la boue quand elle était une petite fille.

Nous la suivons à la fois des années plus tard quand elle est présidente d’une prestigieuse université américaine, et après sa découverte abandonnée dans la boue.

Le leitmotiv de la boue m’a un peu agacé, mais cette répétition permet de ne pas oublier d’où vient MR, alias Meredith Ruth Neukirchen.

J’ai aimé que chaque chapitre concernant Mudwoman mette en scène un moment de sa vie de présidente où elle a un ennui : avec sa voiture au milieu de nulle part ; avec sa soupe un soir seule chez elle ; avec un étudiant manipulateur et mal dans sa peau…

J’ai aimé que chaque chapitre concernant Mudgirl nous permette de suivre Jeweel d’abord puis Jedina après son abandon jusqu’à sa vie de jeune fille.

J’ai aimé l’arrière-plan du début de la guerre en Irak que nous, Français, avions refusé.

J’ai aimé les fleurs et plantes omniprésentes dans le récit, et qui survivent aux personnages.

J’ai aimé qu’il arrive des événements imprévus à Mudwoman au point qu’elle doive revenir sur les lieux de son enfance pour enfin faire le point et refermer des pages.

Un roman qui m’a bercé par sa langue et plu par son histoire qui ressemble, par certains aspects, à la mienne.

Quelques citations :

"(…) qu’à l’ère de l’Internet, à l’époque où l’emploi de la force brutale contre un quasi-ennemi était présenté à un public crédule comme un événement médiatique, baptisé Choc et Stupeur tel un blockbuster hollywoodien – l’important n’était pas ce qui s’était réellement passé, mais ce que l’on pouvait faire croire s’être passé à un nombre assez considérable de personnes."

"Le temps terrestre est irréversible. Le temps terrestre ne s’écoule que dans une seule direction. Le temps terrestre est une façon d’empêcher que tout n’arrive en même temps."

"Etre toujours seul, c’est penser sans interruption – votre cerveau ne débranche jamais. Il n’est pas possible de vivre en pensant continuellement."

L’image que je retiendrai :

celle dans la grande demeure de la présidence dans laquelle vit Mudgirl mais dont elle n’occupe que l’appartement du premier étage.

https://alexmotamots.fr/mudwoman-joyce-carol-oates/

Conseillé par
23 janvier 2023

enfance, policier

J’ai aimé que ce polar se concentre sur la mère qui perd sa fillette de 10 ans. Son mariage n’y résistera pas, son mari étant un égoïste de première, et sa belle-famille ne pouvant pas la saquer.

J’ai aimé sa rencontre avec Guillaume, le père du petit Luka, disparu lui aussi. Un homme qui a tout perdu au moment de cette disparition et qui vit sur un banc dans Paris.

J’ai aimé D., alias Dahlia de son vrai prénom, qui enquête, d’abord officiellement puis officieusement. Et j’ai aimé que cette lettre D soit l’initiale de pleins d’aspects de la personnalité de D : désirable, distante, dépannage ou encore deuxième choix).

J’ai trouvé un peu facile le leitmotiv de l’araignée, mais j’ai adoré celui sur les chocolats, et notamment les Mon chéri.

J’ai aimé La Guilde des Emmerdeurs, qui regroupe les parents d’enfants disparus.

J’ai aimé les différentes vies de Jeanne, la mère : d’abord publicitaire, puis charger de mettre en rayon dans un supermarché, enfin apicultrice.

Un thriller qui montre que les enfants ne sont pas tous innocents et gentils.

Une citation :

"Or, celui qui aime ses punitions est prisonnier de la douleur pour toujours". (p.267)

L’image que je retiendrai :

celle du biberon de lait avec du sirop qui est donné à la fille de Jeanne, Sixtine, lorsqu’elle se retrouve enfermée après son enlèvement.

https://alexmotamots.fr/nos-ames-au-diable-jerome-camut-et-nathalie-hug/

Fleuve Editions

Conseillé par
23 janvier 2023

La Réunion, policier

Ce roman, très noir comme d’habitude avec l’auteur, m’a emmené à La Réunion, ce département français où pousse la vanille et la canne à sucre pour le rhum.

J’ai aimé me promener dans toute l’île avec Paul Kessler, flic à la retraite « embauché » par un riche propriétaire terrien pour faire la lumière sur la mort accidentelle de son fils.

J’ai aimé que la mort de celui-ci soit due à un événement que l’on ne devine pas dès le départ.

J’ai découvert le Plan Sécurité Requin sur l’île, en direction des touristes plus que des résidents.

J’ai découvert le culte de Mawu, originaire du Togo, que le sorcier Sogbe pratique sur l’île.

Un roman qui foisonne tellement de personnages que j’ai pris des notes, surtout concernant les trafiquants de drogue qui, parce qu’ils s’entre-tuent, changent souvent.

Un roman qui aborde le sujet de la pédo-criminalité.

Une citation :

"Plus tu leur ressembleras, moins ils se méfieront de toi."

L’image que je retiendrai :

celle des petits villages à flan de collines, au milieu de la végétation, invisibles à l’œil nu mais pourtant bien vivants.

https://alexmotamots.fr/laigle-noir-jacques-saussey/

Keigo Higashino

Actes Sud

23,50
Conseillé par
23 janvier 2023

policier, Japon

L’enquêteur Kaga travaille maintenant dans un commissariat d’un quartier d’affaires prospère de la capitale. Sa première affaire a l’air simple puisque le meurtrier, après avoir commis son crime, se serait jeté sous les roues d’un camion pour échapper à la police.

Mais on connait Kaga, et l’on sait que ce qui peut paraître cousu de fil blanc n’est jamais aussi simple que ce que les apparences laissent paraître.

J’ai aimé que l’auteur mette en lumière les accidents du travail au Japon qui ne sont que rarement, voire jamais, déclarés car il en va de la réputation de l’entreprise. Alors les chefs ne signalent rien et les employés sont obligés de payer leurs soins.

J’ai aimé l’enquête plus approfondie qui met en lumière une certaine éducation japonaise où les fautes doivent être cachées elles aussi. Tout est lié.

J’ai aimé découvrir le pont Nihonbashi, un très vieux pont de Tokyo sur lequel passent les autoroutes. Ce pont est le point zéro de toutes les nationales nippones.

J’ai aimé découvrir les statues du pont dont le nom japonais qilin peut se prononcer et se comprendre de différentes façons.

J’ai aimé les centaines de grues en origamis de couleurs différentes que dépose l’un des personnages dans chacun des temples des sept divinités du bonheur (temple au nombre de huit).

Une enquête qui fait encore une fois la part belle à l’humain.

Une citation :

"Parce que ce que vous leur avez enseigné est erroné. Vous leur avez appris que quand on commet une faute, on s’en sort si on la cache". (p.296)

L’image que je retiendrai :

celle des chaussettes trouées du suspect qui ont une importance dans le dénouement de l’enquête.

https://alexmotamots.fr/les-sept-divinites-du-bonheur-keigo-higashino/

Conseillé par
14 janvier 2023

thriller

J’ai aimé le duo Sevran-Biolet (même si lire la commandant m’étonnait à chaque fois). Des noms à référence musicale qui m’ont fait sourire.

J’ai aimé les jeux de mots sur les noms d’emprunts (Dure Laure, par exemple).

J’ai été intriguée par Maria qui joue un drôle de jeu.

J’ai aimé que l’auteure s’attarde sur les dommages dans les familles des enfants retrouvés morts.

Je découvre cette louve du polar talentueuse et attends sa prochaine composition musicale.

L’image que je retiendrai :

celle des yeux cernés de nombreux personnages.

https://alexmotamots.fr/la-petite-ritournelle-de-lhorreur-cecile-cabanac/