Didier J.

Grégoire et le vieux libraire
par (Libraire)
6 juin 2019

Marc Roger le passeur d'histoires

Si vous n’aimez pas lire et que vous voulez savoir pourquoi, alors lisez ce livre !
Il vous ouvrira les portes du plaisir de la lecture et des mille joies qu’elle procure.
Si vous aimez lire et que vous savez pourquoi, alors engouffrez-vous dans ce roman !
Vous y serez en bonne compagnie : Bachelard, Bobin, Nin, Baricco, Salinger, Neruda, Hugo, Audoux et j’en passe.

« je viens de fêter mes dix-huit ans. Collège-lycée-monde du travail direct. J’ai dévissé. C’est simple, selon les chiffres, ils donnent le bac à quatre-vingts pour cent des candidats. Moi, en douceur, j’ai basculé côté des vingt pour cent. Même pas certain que leurs statistiques puissent me compter : les professeurs n’y ont rien vu. Quelle que soit la matière, Grégoire Gélin ? Présent-absent ! Le parfait passe-muraille. »
Pour cela il se retrouve cuistot/serveur dans un Ehpad, Grégoire ne sait rien des livres, des romans, ça lui passe par-dessus la tête, on n’a jamais lu dans la famille.
Dans l’une des chambres de l’établissement il y a le vieux libraire, M. Piquier, atteint de Parkinson, n’y voyant plus très bien, cette rencontre va transformer Grégoire, le vieux libraire lui demande de lui faire la lecture, une heure par jour. Lire, à voix haute, va devenir la mission, la passion, le métier de Grégoire.
« J’entends M. Piquier me citer Confucius –« tu lui dis, il oublie ; tu lui enseignes, il écoute ; tu lui fais vivre, il apprend. » 
Le voyage peut commencer !

Révolution
15,00
par (Libraire)
6 juin 2019

Le monde était injuste, la société imparfaite...

Le roman commence ainsi: «LE MONDE était injuste, la société imparfaite et Jean-Christian en avait plus qu’assez». Saisi par l’envie révolutionnaire Il décida d’organiser une petite réunion insurrectionnelle avec ses amis. La couleur rouge sombre du grand soir poudroyait, les bases d’un nouveau monde se précisaient. Tout devenait secondaire sauf «la soif de voir l’injustice annihilée, le système s’écrouler» et le désir urgent d’ouvrir une troisième caisse de Bordeaux! Seulement au lendemain de la soirée nos guérilleros sont frappés d’une magistrale amnésie. Que s’est-il passé lors de cette réunion qui devait changer la face du monde? Et pire, qu’est ce message dystopique retrouvé sur un coin de nappe?
Ici la révolution est hallucinogène et bourgeoise. En l’absence de gaz moutarde l’œil est sec, cependant et c’est l’essentiel, Révolution de Grégoire Courtois remet tout en question, fait table rase de nos certitudes, avec l’humour comme slogan il fait de nous des camarades lecteurs. Charles Williams, Michel Audiard, Marie Myriam et Théodore Sturgeon sont de la manif!

PALABRES

Berger John

L'Olivier

18,00
par (Libraire)
13 février 2019

Palabres de John Berger

Palabres sont les derniers récits écrits par John Berger en 2016, un an avant sa mort. Palabre est un condensé de l’univers de l’auteur, les textes sont brefs et concis, l’on y retrouve l’ensemble de ses intérêts, l’art, l’écologie, l'écriture et de ses préoccupations, l’impuissance de la politique et de ceux qui la font, opposés à la surpuissance du grand capital.
Au fil des textes et parfois chansons, l’on va retrouver Rosa Luxembourg, Albert Camus Charlie Chaplin, ou plus inattendu Nicolas Poussin et un de ses tableaux: Et in Arcadia ego. Ce texte est certainement le plus émouvant du recueil, la vie, la mort d’une amitié y sont intrinsèquement mêlés.
Il nous dit aussi l’absolue nécessité de la joie et de l’optimisme, il en est persuadé, c’est cela qui sauvera le monde, voici ce qu’il fait dire à Rosa Luxembourg alors qu’elle est dans une geôle à Berlin et que son assassinat est programmé: «Être un humain, dis-tu, est la chose la plus élevée de toutes. Et cela veut dire être ferme et clair et joyeux, oui, joyeux envers et contre tout, parce que se plaindre est l’affaire des faibles. Être un humain veut dire jeter joyeusement sa vie entière dans la gigantesque balance du destin s’il le faut, et en même temps jouir de la clarté de chaque jour et de la beauté de chaque nuage.»
Alors il nous parle des arbres, il en dessine, des fleurs aussi et des nuages justement qui, selon lui, agissent sur nous plus que nous sur eux. Bassorah, la poésie irakienne de Kasid, Gaza, les migrants. Puis un peu plus loin, une chanson: «C’est une histoire triste; l’air, la voix, le rythme rassemblent et réconfortent. Entre deux couplets, il y a un refrain: la lalala lalala la… Michele tend le bras et une centaine de spectateurs reprennent le refrain en cœur. Le mur médiéval visible derrière eux- entre leurs épaules et leurs têtes- se recouvre d’or jusqu’à la fin du refrain. Puis il redevient pierre.»

Palabres, C’est un tout petit livre, pas plus de 150 pages, mais cet article n’évoque pas la moitié de ce que nous transmet John Berger, la force de la brièveté des mots est enquillée à la luxuriance des images.
Quelques mots encore de lui, si contemporains, d’une indémodable actualité…:«Des textes issus de la Nature, de l’univers, et qui nous rappellent que la symétrie côtoie le chaos, que l’ingéniosité peut vaincre la fatalité, que ce qui est désiré est plus réconfortant que ce qui est promis.
Alors, soutenu par ce que nous avons reçu du passé et par ce dont nous sommes témoins, nous aurons le courage de résister, de continuer à résister dans un contexte pourtant inimaginable. Nous apprendrons à patienter, solidaires.
Tout comme nous continuerons de célébrer, de blasphémer et de jurer dans toutes les langues que nous connaissons.»

D'argile et de feu

Madelaine, Océane

Busclats

12,00
par (Libraire)
10 novembre 2018

fait par moi, Océane Madelaine.

D'Argile et de feu est un hommage à la poterie, à celles et ceux qui la font.
C'est l'histoire de trois femmes. Il y a Océane Madelaine céramiste, venue passer un CAP de tournage à Saint-Amand-en-Puisaye et qui écrit ce roman, D'argile et de feu.
Il y a Marie Pratt, dites Jeanne Brûlais (inspirée de Marie Talbot née au 19e siècle) qui façonne ses bouteilles et les signe de son célèbre: "fait par moi, Marie."
Et il y a une autre Marie, la narratrice de ce livre, jeune femme de nos jours, qui n'a de cesse de fuir les flammes d'un feu ancien et dévastateur.
Ce livre est aussi l'histoire d'un feu qui répare, permet une renaissance.
On est à la Borne ou à Saint-Amand peu importe, on est en terre de potières et de potiers, d'argile et de feu.

Wisconsin
par (Libraire)
10 novembre 2018

Partager les émotions que procurent la lecture de Wisconsin fait un bien fou.

"Les enfants ont un tel instinct de survie, nous dit Mary Relindes Ellis, dans ses descriptions magnifiques des paysages du Midwest américain, qu'ils trouvent dans la nature ce que leur environnement familial dénie.
Et comme les anciens Ojibwés le savent depuis longtemps, ils y trouvent aussi la sagesse et la clairvoyance."

Ce livre bouscule, il vous arrache des larmes autant que des rires, il donne envie d'en partager la lecture avec son entourage.
L'on ne veut pas garder pour soi l'histoire de ces êtres écorchés vifs mais si terriblement émouvants.
Confier, partager toutes les émotions que procurent la lecture de Wisconsin fait un bien fou.