Didier J.

Palabres

Berger, John

L'Olivier

18,00
par (Libraire)
13 février 2019

Palabres de John Berger

Palabres sont les derniers récits écrits par John Berger en 2016, un an avant sa mort. Palabre est un condensé de l’univers de l’auteur, les textes sont brefs et concis, l’on y retrouve l’ensemble de ses intérêts, l’art, l’écologie, l'écriture et de ses préoccupations, l’impuissance de la politique et de ceux qui la font, opposés à la surpuissance du grand capital.
Au fil des textes et parfois chansons, l’on va retrouver Rosa Luxembourg, Albert Camus Charlie Chaplin, ou plus inattendu Nicolas Poussin et un de ses tableaux: Et in Arcadia ego. Ce texte est certainement le plus émouvant du recueil, la vie, la mort d’une amitié y sont intrinsèquement mêlés.
Il nous dit aussi l’absolue nécessité de la joie et de l’optimisme, il en est persuadé, c’est cela qui sauvera le monde, voici ce qu’il fait dire à Rosa Luxembourg alors qu’elle est dans une geôle à Berlin et que son assassinat est programmé: «Être un humain, dis-tu, est la chose la plus élevée de toutes. Et cela veut dire être ferme et clair et joyeux, oui, joyeux envers et contre tout, parce que se plaindre est l’affaire des faibles. Être un humain veut dire jeter joyeusement sa vie entière dans la gigantesque balance du destin s’il le faut, et en même temps jouir de la clarté de chaque jour et de la beauté de chaque nuage.»
Alors il nous parle des arbres, il en dessine, des fleurs aussi et des nuages justement qui, selon lui, agissent sur nous plus que nous sur eux. Bassorah, la poésie irakienne de Kasid, Gaza, les migrants. Puis un peu plus loin, une chanson: «C’est une histoire triste; l’air, la voix, le rythme rassemblent et réconfortent. Entre deux couplets, il y a un refrain: la lalala lalala la… Michele tend le bras et une centaine de spectateurs reprennent le refrain en cœur. Le mur médiéval visible derrière eux- entre leurs épaules et leurs têtes- se recouvre d’or jusqu’à la fin du refrain. Puis il redevient pierre.»

Palabres, C’est un tout petit livre, pas plus de 150 pages, mais cet article n’évoque pas la moitié de ce que nous transmet John Berger, la force de la brièveté des mots est enquillée à la luxuriance des images.
Quelques mots encore de lui, si contemporains, d’une indémodable actualité…:«Des textes issus de la Nature, de l’univers, et qui nous rappellent que la symétrie côtoie le chaos, que l’ingéniosité peut vaincre la fatalité, que ce qui est désiré est plus réconfortant que ce qui est promis.
Alors, soutenu par ce que nous avons reçu du passé et par ce dont nous sommes témoins, nous aurons le courage de résister, de continuer à résister dans un contexte pourtant inimaginable. Nous apprendrons à patienter, solidaires.
Tout comme nous continuerons de célébrer, de blasphémer et de jurer dans toutes les langues que nous connaissons.»

D'argile et de feu

Madelaine, Océane

Busclats

12,00
par (Libraire)
10 novembre 2018

fait par moi, Océane Madelaine.

D'Argile et de feu est un hommage à la poterie, à celles et ceux qui la font.
C'est l'histoire de trois femmes. Il y a Océane Madelaine céramiste, venue passer un CAP de tournage à Saint-Amand-en-Puisaye et qui écrit ce roman, D'argile et de feu.
Il y a Marie Pratt, dites Jeanne Brûlais (inspirée de Marie Talbot née au 19e siècle) qui façonne ses bouteilles et les signe de son célèbre: "fait par moi, Marie."
Et il y a une autre Marie, la narratrice de ce livre, jeune femme de nos jours, qui n'a de cesse de fuir les flammes d'un feu ancien et dévastateur.
Ce livre est aussi l'histoire d'un feu qui répare, permet une renaissance.
On est à la Borne ou à Saint-Amand peu importe, on est en terre de potières et de potiers, d'argile et de feu.

Wisconsin
par (Libraire)
10 novembre 2018

Partager les émotions que procurent la lecture de Wisconsin fait un bien fou.

"Les enfants ont un tel instinct de survie, nous dit Mary Relindes Ellis, dans ses descriptions magnifiques des paysages du Midwest américain, qu'ils trouvent dans la nature ce que leur environnement familial dénie.
Et comme les anciens Ojibwés le savent depuis longtemps, ils y trouvent aussi la sagesse et la clairvoyance."

Ce livre bouscule, il vous arrache des larmes autant que des rires, il donne envie d'en partager la lecture avec son entourage.
L'on ne veut pas garder pour soi l'histoire de ces êtres écorchés vifs mais si terriblement émouvants.
Confier, partager toutes les émotions que procurent la lecture de Wisconsin fait un bien fou.

BLACK
18,00
par (Libraire)
10 novembre 2018

Un Alexandre Dumas inédit

Quand Alexandre Dumas tranquillement, mine de rien, invente le flash-back, cela donne le premier roman qui commence par la fin!
Black est une leçon d'écriture, il y a la perfection des dialogues, l'excellence de la ponctuation et le soufle des feuilletonistes.
Cela nous tient en haleine de la fin...au début...

L'oiseau canadèche
par (Libraire)
8 novembre 2018

"Un trésor de malice et de tendresse."

Grand-père Jake est un vieux solitaire porté sur la bibine, Titou son orphelin de petits-fils vient vivre chez lui, c'est deux-là s'entendent à merveille. Un jour déboule à la ferme un canard boulimique... Autant dire que la maisonnée va être un peu secouée...
C'est un roman d'apprentissage, l'on passe du rire aux larmes avec un seul regret, le roman est trop court, il ne fait pas cent pages, quitter si vite pépé Jake en fiche un coup au moral.