Le Club de lecture se tient tous les derniers jeudis du mois à 18h30 au 52 Grande rue à Saint Amand en Puisaye.
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    Le , Librairie Les Oiseaux de nuit

    Ce soir nous sommes dans le nouvel espace de la librairie, quelle fierté! La librairie est ouverte depuis le 31 mars, chaque jour apporte un petit changement, un aménagement, une touche de plus, une joie supplémentaire.

    Un atelier d'écriture a été annoncé lors de la précédente réunion, ce soir c'est un atelier de philosophie pour les enfants que se propose de créer et d'animer Isabelle Caulay, puis vient une nouvelle suggestion pour un atelier de théâtre dont les contours restent à préciser, que d'émotions d'un coup, affaires à suivre.

    Maryline Martin sera à la librairie le samedi 25 mai entre 10h30 et 12h30 pour présenter son nouveau récit, La Goulue Reine du Moulin Rouge qui vient de paraître aux éditions du Rocher." Pour mener à bien cette biographie, Maryline Martin s'est plongée dans le journal intime de la danseuse, conservé au Moulin Rouge. Elle a également consulté les archives de la société des amis du Vieux Montmartre, le service de la mémoire et des affaires culturelles de la préfecture de Police et les divers documents des bibliothèques spécialisées de la Ville de Paris.
    A partir de ses recherches, elle a pu dessiner le portrait tendre et intimiste d'une figure incontournable de la Butte Montmartre : une femme libre, fantasque, généreuse et attachante."

    la réunion du club de lecture commence, il y aura deux temps forts, le premier autour d'une lecture des Eaux étroites de Julien Gracq par Gérard. Un autre avec le Journal intime d'un arbre de Didier Van Cauwelaert présenté par Isabelle.

    1) Sur la route et en cuisine avec mes héros, Rick Bass, éditions Bourgois.
    "Sur la route et en cuisine est un exercice d'admiration, une succession de portraits intimistes et d'épisodes drôles, truculents, voire hilarants : une dinde explose chez Thomas McGuane, des chiens de prairie pestiférés hantent un camping par une nuit d'orage, Rick Bass remarque des traces de sang à l'aéroport de Londres, Joyce Carol Oates s'offusque d'être photographiée, certains dîners se transforment en d'inénarrables fiascos."
    Denis Johnson, John Berger, Peter Matthiessen ,Eudora Welty, Lorrie moore et tant d'autres sont du festin.

    2) Ostinato, Louis-René Des Forêts, éditions Gallimard-L'imaginaire.
    " Une feuille parmi d'autres jette son dernier feu en planant à rebours sur le ciel d'octobre avec la nonchalance majestueuse d'un fil de la vierge, longue chuter aérienne qui diffère l'inertie finale, le fatal pourrissement au sol."
    Dans Ostinato il y a l'obstination de l'auteur à écrire le récit d'une vie, la sienne, fragmentée et poétique.

    3) Martin Eden, Jack London, éditions Phébus.
    "Martin Eden, le plus autobiographique des romans de Jack London, est le récit d'un écrivain né dans les bas-fonds, homme de rien basculé dans la bourgeoisie qui croit tenir sa revanche sur la vie. C'est aussi la rencontre d'un homme et d'une femme; l'occasion enfin de découvrir le vrai visage de Jack London, une personnalité rare à la source de notre modernité." Autobiographie merveilleuse d'un voyou, marin désabusé qui tombe amoureux d'une jeune fille de bonne famille et qui n'aura de cesse de tenir sa revanche sur la vie.
    "Martin Eden est au début du roman un marin de vingt ans. Il décide de s'instruire pour conquérir Ruth Morse. À force de ténacité et d'un travail acharné, il y parvient et écrit des poésies, des romans, des nouvelles et quantités d'œuvres littéraires qui font de lui en quelques années un auteur à succès. Son itinéraire est très semblable à celui de Jack London."

    4) Le bruissement du papier et des désirs, Sarah McCoy, éditions Michel Lafon.
    "1837, île du Prince-Edouard, au large du Canada. Marilla Cuthbert, 13 ans, mène une vie tranquille dans le cadre enchanteur de la campagne, avec ses parents et son frère aîné, Matthew. A la mort brutale de sa mère adorée, Marilla se jure de veiller toujours sur son père et son frère.
    Visionnaire, elle se révolte contre les mœurs de son temps et rejoint les rangs d'anciens esclaves affranchis afin que soit abolie la traite des Noirs. Mais ce combat pour la liberté a un prix : l'hostilité croissante de l'ordre établi. Chaque jour qui passe fait courir à Marilla un danger sans cesse plus grand."

    5) Les eaux étroites, Julien Gracq, éditions Corti.
    "Les eaux étroites est un récit autobiographique où Julien Gracq nous promène au fil de l'Evre dans les paysages de son enfance."
    Une lecture de la page 20 est faite par Gérard en hommage à son ami Jacques qui vient de disparaître; il lui avait conseillé la lecture de ce texte comme étant pour lui l'un des plus précieux qu'il avait lu:"L'Evre n'a guère qu'une vingtaine de mètres de large, parfois moins; le lit est profond, criblé entre les souches pourries de trous et d’anfractuosités où s'abritent les brochets géants. Sans doute la pollution a-t-elle dépeuplé aujourd'hui la rivière comme toutes les autres, mais dans mon enfance une partie de pêche sur l'Evre signifiait qu'on courait sus au gros gibier: ces eaux couleur de réglisse passaient pour nourrir des bêtes centenaires, comme les étangs de Fontainebleau (et, pour mon imagination en tout cas, nul doute que l'Evre profonde et noire était un peu comme cette mer ensorcelée du Manuscrit trouvé dans une bouteille où tout ce qui y plongeait pouvait engraisser monstrueusement, même les navires). Quand on a passé le pont de pierre du Marillais, la rivière d'abord s'étale entre des prés mouillés où foisonnent au printemps les boutons d'or et les pâquerettes; les bouquets de lances des roseaux de chaque côté pointent des berges, les avirons s'accrochent partout aux tiges noyées des nénuphars et des châtaignes d'eau qui ne découvrent q'un étroit chenal d'eau libre. C'est encore ici le domaine des peupliers dont l'odeur des feuilles mortes sur les prés d'octobre, amère, astringente, qui rappelle parfois celle d'un vernis en train de sécher, est pour moi l'odeur même de l'automne de la vallée."

    6) La douleur, Marguerite Duras, éditions Folio.
    "La dernière guerre, Marguerite Duras l'a vécue tout à la fois comme femme dont le mari avait été déporté, comme résistante, mais aussi, comme écrivain."
    "J'ai retrouvé ce journal dans deux cahiers des armoires bleues de Neauphle-le-Château.
    Je n'ai aucun souvenir de l'avoir écrit.
    Je sais que je l'ai fait, que c'est moi qui l'ai écrit, je reconnais mon écriture et le détail de ce que je raconte, je revois l'endroit, la gare d'Orsay, les trajets, mais je ne me vois pas écrivant ce Journal. Quand l'aurais-je écrit, en quelle année, à quelles heures du jour, dans quelles maisons? Je ne sais plus rien.
    Comment ai-je pu écrire cette chose que je ne sais pas encore nommer et qui m'épouvante quand je la relis. Comment ai-je pu de même abandonner ce texte pendant des années dans cette maison de campagne régulièrement inondée en hiver.
    La douleur est une des choses les plus importantes de ma vie. Le mot « écrit » ne conviendrait pas. Je me suis trouvée devant des pages régulièrement pleines d'une petite écriture extraordinairement régulière et calme. Je me suis trouvée devant un désordre phénoménal de la pensée et du sentiment auquel je n'ai pas osé toucher et au regard de quoi la littérature m'a fait honte." Marguerite Duras

    7) Entrez dans la danse, Jean Teulé, éditions Pocket.
    "Une étrange épidémie a eu lieu dernièrement et s'est répandue dans Strasbourg. De telle sorte que, dans leur folie, beaucoup se mirent à danser et ne cessèrent jour et nuit, pendant deux mois, sans interruption, jusqu'à tomber inconscients. Beaucoup sont morts."
    "Qu'on les force d'enfiler des chaussons de fer chauffés à blanc, ça va les calmer ! s'excite le prince-évêque."

    8) Les disparus du phare. Peter May, éditions Actes sud.
    Peter May aborde chacun de ses livres par un sujet d'actualité, ici c'est la vie des abeilles. "Rejeté par les vagues, un homme reprend connaissance sur une plage. Il ignore où il se trouve et surtout qui il est. Seul affleure à sa conscience un sentiment de danger. Muni, pour seuls indices, d'une carte de la route du Cercueil qu'empruntaient jadis les insulaires pour enterrer leurs morts, et d'un livre sur les îles Flannan marquées par l'étrange disparition de trois gardiens de phare, il se lance dans une quête aveugle.
    Revenant à l'île de Lewis où il a situé sa trilogie écossaise, Peter May nous emporte dans la vertigineuse recherche d'identité d'un homme que sa mémoire perdue conduit droit vers l'abîme."

    9) Le journal intime d'un arbre, Didier van Cauwelaert, éditions Le livre de poche. Chez elle Isabelle possède un poirier, très ancien, noueux, majestueux, qui lui prodigue un immense bonheur, un jour une amie lui offre un livre: "Il s appelait Tristan, il avait trois cents ans, il avait connu toute la gamme des passions humaines. Une tempête vient de l'abattre, et c est une nouvelle vie qui commence pour lui.
    Planté sous Louis XV, ce poirier nous entraîne à la poursuite du terrible secret de ses origines. Des guerres de religion à la Révolution française, de l affaire Dreyfus à l Occupation, il revit les drames et les bonheurs dont il a été le témoin, le symbole ou la cause.
    Mais, s il est prisonnier de sa mémoire, il n en reste pas moins lié au présent, à travers ce qui reste de lui: des racines, des bûches, une statue de femme sculptée dans son bois, et les deux êtres qui ont commencé à s aimer grâce à lui...
    Comment « fonctionne » un arbre? De quoi se compose sa conscience, de quelle manière agit-il sur son environnement? Son récit posthume nous fait voir le monde, la nature et les hommes d une manière nouvelle, par le biais d une pensée végétale qui évolue au rythme d un véritable suspense.
    Captivant, drôle et poignant, Le Journal intime d un arbre apporte une réponse inédite à une question universelle: quelle est, pour un arbre comme pour un être humain, la meilleure façon de ne pas mourir?"

    10) Miniaturiste, Jessie Burton, éditions Folio.
    "Nella Oortman n'a que dix-huit ans ce jour d'automne 1686 où elle quitte son petit village pour rejoindre à Amsterdam son mari, Johannes Brandt. Homme d'âge mûr, il est l'un des marchands les plus en vue de la ville. Il vit dans une opulente demeure au bord du canal, entouré de ses serviteurs et de sa soeur, Marin, une femme restée célibataire qui accueille Nella avec une extrême froideur. En guise de cadeau de mariage, Johannes offre à son épouse une maison de poupée, représentant leur propre intérieur, que la jeune fille entreprend d'animer grâce aux talents d'un miniaturiste.
    Les fascinantes créations de l'artisan permettent à Nella de lever peu à peu le voile sur les mystères de la maison des Brandt, faisant tomber les masques de ceux qui l'habitent et mettant au jour de dangereux secrets. S'inspirant d'une maison de poupée d'époque exposée au Rijksmuseum d'Amsterdam, Jessie Burton livre ici un premier roman qui restitue avec précision l'ambiance de la ville à la fin du XVIIe siècle.
    Au sein de ce monde hostile, où le pouvoir des guildes le dispute à l'intransigeance religieuse et à la rigueur morale, la jeune Nella apparaît comme une figure féminine résolument moderne. Oeuvre richement documentée et conte fantastique, Miniaturiste est un récit haletant et puissant sur la force du destin et la capacité de chacun à déterminer sa propre existence."

    11) Sa majesté des mouches, William Golding, éditions Folio.
    "... Ce roman remarquable a un sens allégorique qu'il n'est pas difficile de comprendre : c'est l'aventure des sociétés humaines qui est tragiquement mise en scène par des enfants. Mais l'oeuvre vaut avant tout par la description de leur comportement et par l'atmosphère de joie, de mystère et d'effroi qui la baigne."
    Si les enfants ne passent pas par un canal éducatif, quel qu'il soit, la nature humaine vire rapidement et immanquablement au tragique.

    12) La grossesse, Yôko Ogawa, éditions Actes sud.
    "Avec un rare talent, Yôko Ogawa pousse jusqu'à l'obsession ce désir nourricier irrépressible dont le lecteur, jusqu'à la fin, ne peut que pressentir les conséquences. Par quelques allusions, elle maintient ce récit entre ironie et cruauté, au bord d'un abîme où la vie menace d'engendrer la mort."

    13) La Goulue Reine du Moulin Rouge, Maryline Martin, éditions du Rocher. Maryline Martin se met dans la peau d'un journaliste qui connaissait bien la goulue, elle s'empare également d'un journal inédit de la Goulue pour refaire vivre ce personnage célèbre du Paris des années 1880. Une lecture est faite de la page 47: "Se trémoussant à la manière d'une épileptique, elle invente des pas puis se déchaîne comme un petit animal indomptable. Bondissant comme un cabri, le tintement de son pot à lait s'additionne au rythme des cymbales et des cuivres..La coiffe n'a pas résisté aux soubresauts de ses contorsions. Désormais, elle ne dansera qu'en cheveux.
    La frange blonde coupée sur le front net aux sourcils,le chignon roulé en une mèche serrée sur la nuque afin de ne pas s'écraser pendant la danse se verront d'aussi loin que le panache blanc d'Henri IV. Le succès est immédiat. La Goulue est lancée."

    14) Fissa, papa... De la cité au bled. Du bled à la cité, Amazing Ameziane, éditions Marabulles.
    Une histoire vraie. "Une histoire sur la recherche des origines, la quête du père et de soi-même. Novembre 2005, Clichy-sous-Bois, les émeutes embrasent la cité. Omar, 19 ans les regarde sur une chaîne d'info. Il décide de remplir son sac de sport de divers outils à balancer sur les flics et contre l'avis de son père, descend dans la cité. Il se fait directement arrêter par la brigade anti-criminalité. Comparution immédiate, procès éclair : 3 ans fermes, assortis d'une reconduite à la frontière à la fin de sa peine.
    23 mois plus tard, il est escorté par la police des frontières dans un charter pour l'Algérie. Il a juste le temps d'entendre sa soeur lui crier que leur père vient de mourir. Omar s'adapte à sa nouvelle vie en Algérie. Résigné, il écoute les anciens et surtout sa grand-mère surnommée "Don Corleone". Il se marie et devient père. Le mal du pays et le mauvais état santé de sa mère le poussent à revenir en France clandestinement...