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    Le , Librairie Les Oiseaux de nuit

    Et voici la liste des titres qui ce soir ont fait l'objet d'une discussion et parfois d'une lecture.
    Pour rappel l'exposition de Hervey se poursuit jusqu'au 29 novembre.
    Le 2e salon de vins bio se tiendra au château de Saint-Amand le samedi 30 novembre et dimanche 1er décembre. Toutes les infos sont sur le site www.vinsboirebio.com

    1) Et frappe le père à mort de John Wain, éditions du Typhon.
    Où l'on reparle de ce roman de John Wain pour une bonne cause, il est finaliste du prix Mémorable des librairie Initiales qui sera décerné en janvier 2020. Personnellement j'ai beaucoup aimé et une notice de lecture se trouve dans la rubrique: conseils de lecture.
    "Après une énième dispute avec son père - un universitaire à la vie austère, Jeremy fugue et arpente un Londres ravagé par les bombardements nazis. Seul et fauché, révolté contre un monde qu'il juge étriqué, il survit grâce à sa passion pour la musique.
    Vissé à son piano dans un bar enfumé, Jeremy réchauffe les nuits glacées des êtres brisés tout en rêvant de devenir un grand pianiste. Un soir, il fait la rencontre de Percy, un jazzman noir américain. Une rencontre qui bouleverse son existence… mais cette existence sera-t-elle comprise par père pétri de certitudes ?
    Mené sur un rythme trépidant qui épouse la sensualité du jazz, ce roman interroge les tensions générationnelles avec un regard perçant et serein. Si chaque génération semble toujours perdue aux yeux de la précédente, une trêve est possible quand les pères et les fils reconnaissent qu'ils portent en eux un peu de la souffrance de l'autre."

    2) Zaï Zaï Zaï Zaï, Fabcaro, éditions 6 pieds sous terre.

    "Un auteur de bande dessinée, alors qu'il fait ses courses, réalise qu'il n'a pas sa carte de fidélité sur lui. La caissière appelle le vigile, mais quand celui-ci arrive, l'auteur le menace et parvient à s'enfuir. La police est alertée, s'engage alors une traque sans merci, le fugitif traversant la région, en stop, battant la campagne, partagé entre remord et questions existentielles. Assez vite les médias s'emparent de l'affaire et le pays est en émoi.
    L'histoire du fugitif est sur toutes les lèvres et divise la société, entre psychose et volonté d'engagement, entre compassion et idées fascisantes. Car finalement on connaît mal l'auteur de BD, il pourrait très bien constituer une menace pour l'ensemble de la société. Voici le nouveau récit choral de l'imparable Fabcaro, entre road-movie et fait-divers, l'auteur fait surgir autour de son personnage en fuite, toutes les figures marquantes -et concernées- de la société (famille, médias, police, voisinage...) et l'on reste sans voix face à ce déferlement de réactions improbables ou, au contraire, bien trop prévisibles."

    3) Les oubliés du dimanche de Valérie Perrin, éditions Albin Michel.

    "Justine, vingt et un ans, aime les personnes âgées comme d'autres les contes. Hélène, presque cinq fois son âge, a toujours rêvé d'apprendre à lire. Ces deux femmes se parlent, s'écoutent, se révèlent l'une à l'autre jusqu'au jour où un mystérieux "corbeau" sème le trouble dans la maison de retraite qui abrite leurs confidences et dévoile un terrible secret. Parce qu'on ne sait jamais rien de ceux que l'on connaît.
    A la fois drôle et mélancolique, Les Oubliés du dimanche est un roman d'amours passées, présentes, inavouées... éblouissantes."

    4) Le Message, Andrée Chedid.
    "Dans la rue déserte d'une ville ravagée par la guerre, Marie s'effondre, touchée par une balle alors qu'elle s'apprêtait à rejoindre Steph. Leurs retrouvailles devaient sceller leur réconciliation et l'aveu d'un amour partagé. Luttant contre la mort, la jeune femme ne désire plus qu'une chose : transmettre un message à Steph pour lui dire qu'elle venait et qu'elle l'aime. D'une écriture sèche et brûlante, Andrée Chedid raconte l'agonie de Marie et scande l'absurdité de la guerre, qui meurtrit les corps et sépare les amants."
    Une lecture émouvante est faite, pages 47 à 49.

    5) Le livre des reines de Joumana Haddad, éditions Jacqueline Chambon.
    "Le Livre des Reines est une saga familiale qui s’étend sur quatre générations de femmes prises dans le tourbillon tragique des guerres intestines au Moyen-Orient – au cœur de territoires de souffrance, du génocide arménien au conflit israélo-palestinien, en passant par les luttes entre chrétiens et musulmans au Liban et en Syrie.
    Reines d’un jeu de cartes mal distribuées par le destin, Qayah, Qana, Qadar et Qamar constituent les branches d’un même arbre généalogique ancré dans la terre de leurs origines malgré la force des vents contraires qui tentent à plusieurs reprises de les emporter. Une lignée de femmes rousses unies par les liens du sang – qui coule dans leurs veines et que la violence a répandu à travers les âges – et par une puissance et une résilience inébranlables."
    Une lecture est faite des premières pages.

    6)La Tentation de Luc Lang, éditions Stock.
    Où l'on reparle de ce formidable roman de Luc Lang.

    7) La Malchimie de Gisèle Bienne, éditions Actes sud.
    "Récit d'un empoisonnement, "La Malchimie" témoigne de l'affection d'une soeur ayant perdu son frère, ouvrier agricole mort de la nocivité des produits phytosanitaires qu'il a manipulés pendant des décennies sans protection, autant que de l'urgence à combattre le tout-chimique." Le récit procès de Bayer/Mosanto. Quand après les ravages causés par la chimie des champs on soigne avec le tout chimique médical! Un parallèle est fait avec le cancer dont était atteinte Susan Sontag.

    8) Lecture d'un poème de Virginie Floreffe: La femme gigogne.

    9)Soixante jours de Sarah Marty, éditions Denoël.

    "C'est l'histoire vraie d'un homme qui a marché des nuits et des jours, sans relâche. L'histoire d'un homme venu un jour reconstruire le mur d'enceinte de ma maison soufflé par la tempête. Quelque chose de solide émanait de lui, une force implacable. Pourtant, face à ce mur écroulé qui offrait comme horizon le jardin aux arbres séculaires des voisins, l'homme s'est mis à trembler. Après un long silence, il m'a avoué avoir peur des forêts.
    Cette confidence m'a étonnée, le contraste entre cet homme costaud et cette peur enfantine était saisissant. Qui était-il vraiment ? Peu à peu, l'homme s'est confié, et une fois sa vie exhumée je lui ai fait une promesse, écrire son histoire. Celle de ces Kurdes qui, un matin de novembre, ont fui ensemble la Turquie. Ce livre est double, il raconte l'histoire de ce groupe de personnes qui m'a tant bouleversée mais il nous raconte aussi.
    En chacune de ces personnes se cache une part de nous-mêmes. Chacun porte en soi le ciel et l'enfer... "

    10) Marie Curie prend un amant, Irène Frain, éditions Points.
    "Le 4 novembre 1911, un journal parisien à grand tirage livre à l'opinion cette nouvelle extravagante : "Marie Curie a un amant." A l'époque, Pierre, son mari, le savant avec lequel elle a eu son premier prix Nobel en 1903, est mort depuis cinq ans. Mais Marie a le tort d'être femme, d'être célèbre, d'être une "étrangère" (elle est d'origine polonaise), d'être "juive" à en croire certains de ses pourfendeurs (ce qui n'est pas le cas).
    Comme le capitaine Dreyfus vingt ans plus tôt, il faut l'abattre. Et peu importe que la célèbre veuve, qui s'apprête à recevoir son deuxième prix Nobel, soit une icône de la science mondiale. "

    11) Et Nietzsche a pleuré d'Irvin Yalom, éditions Le livre de poche.
    où l'on reparle de ce roman drôle et machiavélique.

    12) Souvenirs dormants de Patrick Modiano, éditions Folio.
    "Vous en avez de la mémoire...". Oui, beaucoup... Mais j'ai aussi la mémoire de détails de ma vie, de personnes que je me suis efforcé d'oublier. Je croyais y être parvenu et sans que je m'y attende, après des dizaines d'années, ils remontent à la surface, comme des noyés, au détour d'une rue, à certaines heures de la journée".